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« La critique est aisée, mais l’art est difficile ! » Philippe Néricault, 1732

  • Photo du rédacteur: xavierblanc
    xavierblanc
  • 1 mars
  • 2 min de lecture

Le lecteur (des posts de Vitruve-Football.net/blog) se rendra très rapidement compte que leur auteur ne se contente pas de présenter une approche analytique des composants de la performance – vitesse, endurance, force, puissance, souplesse, capacités aérobies et anaérobies – ni le jeu de rôles des différents acteurs dirigeants du football - présidents, managers ou directeurs sportifs ou technique, entraîneurs, coachs, préparateurs physiques, préparateurs mentaux, médecins, kinés – il s’est posé la question de savoir qui était coordinateur de ce chaos pour éviter que le footballeur et le football n’en fassent finalement les frais. Xavier Blanc est un observateur de longue date du sport de haut niveau et du football en particulier. Je l’ai toujours connu et respecté en tant qu’élève et plus tard collègue entraîneur, comme étant certes critique, d’abord envers lui-même, mais toujours avec la volonté d’essayer déontologiquement de mieux construire. Son ouvrage est basé sur un important travail de recherches des scientifiques et des hommes du terrain qui ont influencé d’une manière ou d’une autre le développement du football et particulièrement sa composante physique.


Son mérite réside dans sa volonté de reconstituer un puzzle qui restitue l’image de ce qu’exige véritablement ce sport. Il ne se contente pas de parler d’efficacité sans évoquer l’efficience et la pertinence, de développer la notion de force sans oublier que c’est finalement la vitesse dynamisée par la montée de la puissance qui détermineront les phases décisives du footballeur, de mettre l’accent sur les actions technico-tactiques sans occulter la gestion capitale du mental et de l’émotionnel et finalement qu’une orientation de l’entraînement sur la performance exige, parallèlement, une préoccupation majeure de la santé physique et mentale des acteurs. Toutefois, c’est sans nul doute les chapitres réservés à la vitesse – en tant qu’élément central de son concept d’entraînement physique footballistique – qui fascinera plus particulièrement le lecteur et bien entendu les entraîneurs… !  Si la vitesse dans le football est un vaste domaine, l’auteur juge nécessaire d’en identifier les éléments constitutifs sur lesquels les préparateurs physiques pourront agir pour la faire émerger :  la configuration des fibres musculaires, leur recrutement, la structure corporelle, la qualité de la proprioception, les préhensions sensorielle et psychique de la vitesse naturelle, ou intrinsèque, et ses facteurs exogènes.


En résumé, son message confirme ce que j’ai toujours cherché à transmettre à mes nombreux élèves, celui d’une vision globale de tout acte moteur non seulement lié à la justesse de la coordination de ses différents segments, mais également une interaction subtile entre les stimuli techniques et tactiques, physiques, mentaux et émotionnels responsables d’une parfaite maîtrise en compétition.


L’originalité de ce travail rare réside incontestablement dans le questionnement de l’auteur concernant le choix d’un contenu d’entraînement adéquat et approprié pour réaliser ses objectifs. Gérer cette complexité exige non seulement la maîtrise des différents paramètres de la performance footballistique, mais également leurs interactions optimales pour un judicieux management de l’énergie, jeu fin entre les notions d’intensité et de durée, aussi bien que celles d’effort et de récupération dans les différents cycles d’entraînement et de compétition.


Je voudrais exprimer toute ma reconnaissance et mon admiration à Xavier dont l’approche fera considérablement avancer le débat autour de la préparation physique footballistique.


Jean-Pierre Egger, février 2025  

 
 
 

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